Petites Vengeances en Famille

    Mon second roman, qui se trouve être mon cinquième livre, voit le jour beaucoup plus rapidement que les précédents. Alors que le petit Kity a mis 5 ans ½ pour sortir, La Dame Russe 3 ans, il a fallu seulement 9 mois entre la première ligne et la sortie de Petites Vengeances en Famille. Un record !

Et pourtant je pense qu’il m’a demandé plus de travail que les autres. Il fallait qu’il soit aussi bien, sinon meilleur que La Dame Russe, alors j’ai fignolé la présentation ainsi que l’écriture. Puis il a fallu faire aussi beaucoup de recherches pour que tout colle à la réalité.

Dans ce nouveau roman, on change totalement de décor et d’ambiance. L’intrique se déroule principalement dans le monde des affaires. Il faut dire qu’après plus de 25 ans de parcours professionnel, j’avais de la matière pour m’inspirer. Bien sûr, il s’agit d’une pure fiction, mais je dois dire, que malgré tout, j’ai puisé une idée ou deux dans des expériences vécues !

Comme pour le premier roman, j’ai testé le manuscrit sur un panel de lecteurs ; grâce à eux, j’ai revu légèrement le récit, en compliquant un peu plus l’intrigue. Et en réalité, j’ai vraiment gagné du temps sur la réalisation de ce projet en sautant l’étape de recherche d’un éditeur. Je suis passée directement à l’auto édition, très satisfaite du premier essai.

Certains lecteurs ayant connu La Dame Russe, ont constaté une progression dans mon écriture. Une reconnaissance du travail beaucoup plus poussé que j’ai accompli. Que pourrai-je faire encore de mieux pour le prochain roman ? La tâche sera rude !

 

Présentation de Petites Vengeances en Famille

Ce roman est l’histoire des Dupasquy, une famille à première vue, bien sous tout rapport. Mais on va vite découvrir que derrière des façades bon chic bon genre, se cachent des personnage à l’esprit très tourmenté.

Au fil des pages on apprend à connaître cette famille et l’on s’aperçoit que chacun nourrit une rancune envers les autres car ce ne sont que mensonges et tromperies qui régissent la vie de cette famille depuis des années.

Pourquoi ce titre Petites Vengeances en Famille ? Tout simplement parce que chacun des membres va se comporter de manière à se venger de l’un ou l’autre et ainsi vouloir prendre sa revanche.

Et ce drame psychologique, car c’est bien de cela dont il s’agit, va se jouer principalement dans le cadre de l’entreprise familiale où le père et le fils travaillent ensemble. Le père va se retrouver, bien malgré lui, au centre d’un engrenage machiavélique qui va entraîner sa famille dans un naufrage impitoyable.

En réalité, un seul des membres parviendra à s’en sortir car va apparaître au cours du récit, un nouveau personnage, qui sans le savoir, va devenir une véritable bouée de secours pour cette personne.

Bien évidemment, on trouve quelques cadavres dans ce récit, plus une enquête policière car parfois une mort semble plutôt suspecte.

Maintenant, est-ce que le plan diabolique que l’un d’entre eux fomente dès le début du roman et qui se trouve être à l’origine de cette descente aux enfers va réussir ?

Je vous laisse le découvrir !

 

Extrait de Petites Vengeances en Famille

Georges raconte dans les grandes lignes sa journée, en omettant un détail cependant.
    En effet, en fin d’après-midi, alors que les bureaux commencent à se vider, il passe un coup de fil à Virginie Chaplan, lui demandant de venir le voir. Sur ses gardes, la jeune femme arrive deux minutes plus tard. Elle frappe. Il l’attendait et lui ouvre aussitôt la porte qu’il referme derrière elle. Virginie se sent un peu nerveuse. « Que me veut?il encore ? » Tout simplement la remercier pour avoir su dégager de meilleurs résultats en si peu de temps.
    Il fait asseoir sa collaboratrice sur le canapé et prend place à ses côtés. Elle esquisse un mouvement de recul. Il se rapproche et lui attrape une main qu’il tient fermement dans les siennes tout en la félicitant de son travail impeccable. Jouant son grand numéro de charme, il renouvelle une fois encore son invitation car, franchement, elle mérite bien ce cadeau. Il se fait plus pressant :
    - Et n’essayez pas de vous défiler cette fois, l’implore?t?il presque.
    Avant qu’elle n’ouvre la bouche pour répondre, il lui pose une question à laquelle elle n’était pas préparée :
    - Vous avez quelqu’un dans votre vie ?
    - Heu… oui… enfin, je veux dire, non, bredouille?t?elle, prise de court.
    Pas question bien évidemment de révéler qu’elle est la petite amie de son fils. À ces mots, Georges se rapproche davantage de la demoiselle, de plus en plus angoissée par la situation. Il accentue la pression sur sa main qu’elle ne peut dégager de l’étreinte qui la met encore plus mal à l’aise.
    - Vous savez, j’ai un tas de soucis en ce moment. Passer une soirée en votre compagnie me changerait les idées et me ferait du bien.
    - Je comprends M. Dupasquy, je…
    - Je vous en prie, appelez-moi Georges…
    Virginie ne sait comment réagir devant le comportement de son employeur ni quoi dire. Elle reste désespérément muette. En même temps, elle est comme hypnotisée par ce regard charmeur. Il continue de lui parler d’une voix dangereusement douce. Tout en gardant la main de Virginie dans l’une des siennes dont la chaleur commence peu à peu à envahir sa jeune prisonnière, à l’aide de l’autre, il lui remet délicatement en place une mèche de cheveux. Au passage, il effleure très légèrement du bout des doigts la joue de la demoiselle, parcourue soudain par un délicieux frisson dans tout le corps. Elle est comme figée, n’ose bouger. Il profite de l’impuissance de sa collaboratrice pour tenter de se rapprocher encore un peu. Il semblerait que le charme du vieux séducteur opère à nouveau. Elle voit son regard plein d’envie très proche d’elle tout à coup. Un regard attendrissant et reflétant à la fois le désir et la tristesse. Elle sent son souffle sur son visage. Elle est scotchée à ses yeux, encore plus près. Elle n’a jamais ressenti ce genre d’émotion dans le regard de Franck. Soudain, cette pensée la ramène brutalement à la réalité. Elle se dégage de l’étreinte de Georges et se lève brusquement alors que les lèvres de Dupasquy commençaient à frôler les siennes.
    - Il faut vraiment que j’y aille, lance Virginie d’un ton affolé et en se dirigeant vers la porte.
    Surpris, Georges ne comprend pas la fuite de la jeune femme, persuadé que l’affaire était conclue. Habituellement, elles succombent toutes à son charme sans sourciller. Pourquoi tant de résistance chez cette petite Chaplan ?
    - Mais… et notre dîner ? Je pensais que…
    Nageant en pleine confusion, la demoiselle s’embrouille dans ses excuses :
    - Je ne sais pas… heu… je… je ne peux pas… je… je dois partir… je suis désolée… heu… au revoir, termine?t?elle en franchissant la porte sans se retourner.
    Elle repasse très rapidement à son bureau récupérer ses affaires et quitte les locaux dans la foulée.
    Posté devant sa fenêtre Dupasquy la voit s’éloigner en courant sur le parking. Il ne s’avoue pas vaincu. Au contraire, le comportement farouche de sa nouvelle proie l’excite davantage.

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Détails du livre

Valérie POINTET

Littérature

Romans

14,8x21cm (Exlibris)

Noir & Blanc

222

79109

978-2-9537730-1-9

Prix : 15 € TTC  -  version téléchargeable : 8 € TTC

  

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