La Dame Russe

   Après avoir pris goût à l’écriture avec les Aventures de Kity, j’ai  pensé   qu’il était temps de passer « aux choses sérieuses » et enfin   de m’attaquer au roman dont je rêvais depuis l’âge de 15 ans !

J'avais un jour écrit quelques pages pour un concours trouvé sur Internet, sur le thème des voisins, il me semble. Je n'ai rien gagné mais ces lignes n'ont pas été complètement inutiles.

C’est donc comme cela que La Dame Russe a vu le jour grâce à cette petite histoire ; bien sûr, pour passer de dix pages à un roman, il a fallu se creuser un peu les méninges et peu à peu le récit a pris forme, l’intrigue s’est mise en place et en moins de deux mois au cours de l'été 2008, tout était écrit !

On m’avait conseillé de corser un peu l’action du récit, peut-être trop « calme » pour certains. Alors j’ai repris l’écriture en ajoutant deux personnages un peu louches et j’ai rythmé la lecture avec une alternance de chapitres,  dédiés soit à l’héroïne principale, soit à ces deux nouveaux types, sans que jamais, ou presque la première ne croise les deux autres.

Fin de l’année 2012, j’ai retravaillé sur une nouvelle édition du roman avec une mise ne page plus soignée et une couverture retouchée (photo : édition 2012)

Présentation du livre :

Claire Desmoulin, célèbre romancière, s’installe à Lyon. Très vite, une intrigante maison voisine la pousse à entreprendre des recherches sur ses occupants. La jeune femme se trouve bientôt plongée dans l’histoire de la révolution russe du début du 20ème siècle. Elle ignore qu’elle est en train de résoudre une énigme vieille de plusieurs décennies. Mais qui trouvera l’ultime pièce de ce puzzle, recherchée depuis toujours ? Car, pendant ce temps, deux mystérieux officiers de l’ex-KGB, débarquent de Moscou. Ils s’intéressent aussi de très près à cette curieuse maison. Leurs investigations les mènent sur les traces de la romancière. Or, il ne faudrait pas qu’elle devienne un obstacle à leur propre mission.

Lire un extrait de La Dame Russe

    Claire est impressionnée par l’ampleur de la tâche qu’il a à accomplir. Mais il se montre tellement passionné par ce sujet, que peu lui importe les longues journées de travail, ni les nuits passées à compiler les données amassées. Il précise que lors de son récent voyage à Paris il a bouclé en partie l’aspect financier avec un producteur, prêt à produire cette épopée historique dès qu’il lui a présenté l’idée trois mois plus tôt. Les choses se déroulent à merveille et Tom croit de plus en plus en ce projet. Curieuse, Claire qui est suspendue à ses lèvres, lui demande :

    - Il est encore trop tôt pour parler du casting, même si Tom a des petites idées bien arrêtées. Mais il préfère ne rien dévoiler encore. Puis à son tour, il interroge la jeune femme :

    Elle répond par la négative. Il promet de l’emmener, si bien évidemment elle est d’accord ; ce lieu s’avère être une source d’informations fabuleuse pour lui. On y découvre l’histoire de la soie, ce que les canuts ont apporté à la société lyonnaise au cours du dix-neuvième siècle. On peut y voir des métiers à tisser Jacquard[1] à bras toujours en service. Du reste, le musée va collaborer au projet, au grand bonheur de Tom.

    Une fois de plus, la jeune femme doit avouer son ignorance.

    Décidément, c’est un Américain qui va lui faire découvrir sa nouvelle ville d’adoption. Ils en rient tous les deux. Mais avant qu’elle ne se rende compte de ses propres yeux, il explique à Claire que le mur des Canuts est la plus grande fresque d'Europe. Elle représente la vie de ces tisserands. Elle s'étend sur différents pans de murs d’immeubles situés Boulevard des Canuts dans le quartier de la Croix-Rousse sur environ mille deux-cents mètres carrés. Tom précise qu’il a été créé en 1987 et refait en partie en 1997. Les connaissances approfondies de cet Américain impressionnent la jeune femme. Elle perçoit dans sa façon de parler son engouement pour le sujet et est persuadée qu’avec un tel enthousiasme, son film ne pourra être qu’une réussite. Le temps s’écoule. Bientôt tous deux réalisent que toutes les tables se sont vidées. Il vaut mieux partir avant qu’on ne les jette dehors. Ils se retrouvent un instant plus tard, sur le trottoir, dans la tiédeur de cette fin de journée. Tom est le premier à reprendre la parole :

    Sans hésiter, Claire répond par l’affirmative.

    - Oui, bien sûr !

    Claire confirme connaître le lieu indiqué. Puis Tom lui souhaite une bonne soirée. Il hésite une seconde, finalement lui tend la main, Claire fait de même. L’Américain retient un instant celle de Claire qui sent la tiédeur de cette paume contre la sienne, chaleur qui se propage dans tout son corps. Et avec cet accent qu’elle affectionne de plus en plus, elle l’entend lui dire « bye bye ». Elle le voit prendre la direction de la station de métro. Quant à elle, elle se dirige vers le parking souterrain, excitée comme une fillette à la veille de Noël. Claire se sent attirée par cet homme et est ravie qu’il lui propose un second rendez-vous. « C’est bon signe, c’est que je dois lui plaire aussi » se félicite la jeune femme. Elle arrive chez elle assez tard à cause des bouchons, mais peu importe, elle est dans un état qu’elle n’a pas connu depuis des années. Elle s’étonne même de pouvoir encore ressentir de telles émotions comme à vingt ans. Comment les choses vont-elles évoluer ? Elle n’ose y penser car cet avenir inconnu l’effraie un peu. Il lui faut tout d’abord vivre les instants présents. Pour le reste, elle se donnera le temps de s’y préparer.



[1] Le métier Jacquard, parfois appelé "bistanclaque" (ou bistanclaque-pan, onomatopée du parler lyonnais désignant le bruit qu'il produit en fonctionnant), porte le nom de son inventeur : le lyonnais Joseph Marie Jacquard.

 
 

Détails du livre

Valérie POINTET

Littérature

Romans

14,8x21cm (Exlibris)

Noir & Blanc

270

46504

978-2-9537730-0-2

Prix : 18 € TTC  -  version téléchargeable : 8 € TTC

 

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